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« Epreuve mythique, course légendaire, ronde infernale
le grand prix d'endurance des Vingt-Quatre Heures du Mans a toujours suscité l'emploi du style épique de la part de ses chroniqueurs zélateurs. Ses acteurs les plus fameux ont été parfois plus sévères dans leur appréciation, non sans renouveler leur participation, comme fascinés par l'ampleur du défi.
L'HÉRITAGE
SPORTIF
La
course des Vingt-Quatre Heures du Mans, glorieuse création de l'Automobile-Club
de l'Ouest, n'est pas sortie, fin 1922, de la seule imagination de ses promoteurs
Georges Durand, président de l'ACO, Emile Coquille, industriel, et Charles
Faroux, journaliste automobile. LACO a déjà organisé de grandes
épreuves comme le grand prix de l'ACF 1906 sur deux jours et celui de 1921,
les grands prix de France 1911, 1912 et 1913, et d'autres épreuves d'importance
internationale. En 1922, il s'agit de créer une course privilégiant
l'endurance plutôt que la vitesse et de démontrer la robustesse des
modèles de production, la technique ayant énormément progressé
pendant la Grande Guerre. Charles Faroux propose une épreuve pour voitures
de tourisme telles qu'elles sont décrites aux catalogues des constructeurs.
La durée de vingt quatre heures est retenue, la course de nuit permettant
de tester et d'améliorer les équipements d'éclairage encore
sujets à de nombreuses pannes.
Le règlement prévoit un pilote peul à bord avec pilote de remplacement, l'obligation de réparer avec les pièces et outils emportés à bord et, pour les voitures ouvertes, d'être guipées d'une capote pratique. Pour retenir les constructeurs, la coupe d'endurance n'est attribuée qu'après cumul de trois résultats. Tels sont les principes de base du règlement. Mais il y a la lettre et l'esprit.
LES
CIRCUITS
Contrairement
au grand prix de l'ACF 1906, le premier grand prix d'endurance de 1923 réutilise
le circuit (temporaire) de la Sarthe tracé au sud du Mans qui emprunte,
entre autres voies publiques, la route nationale Le Mans-Tours, avec la fameuse
ligne droite des Hunaudières. La pointe nord du tracé atteint les
faubourgs est de la ville, avec l'épingle de Pontlieue. Ce tracé
n° 1, de 17,2 km, est modifie en 1928 pour réduire les nuisances en
ville et améliorer la sécurité ; la pointe de Pontlieue est
coupée et l'ACO finance une route de raccordement, la rue du Circuit. Nouvelle
réduction en 1929 en raison de l'expansion de la ville. L'ACO acquiert
des terrains et relie, par une voie privée tracée juste après
la zone des stands par la courbe Dunlop, la route de Laval aux « S »
du Tertre Rouge. La perte de 2,8 km réduit la longueur du circuit à
13,492 km. Ce tracé est utilisé de 1932 à 1955. Laccident
survenu cette année-là entraîne dans la zone des stands d'importants
travaux destinés à accroître la sécurité du
public et des participants.
La longueur du tour ne varie pratiquement pas de 1956 à 1967. L'augmentation des vitesses et des moyennes enregistrée en 1967 conduit les organisateurs à construire avant les stands un virage ralentisseur dit virage ou chicane Ford, en remerciement de l'aide accordée par le constructeur. En 1972, un sixième tracé accroît encore la partie permanente du circuit, en redessinant la partie comprise entre Arnage et les stands à la hauteur de Maison-Blanche. La nouvelle route introduit une série de courbes techniques appréciées des pilotes et augmente la sécurité à la hauteur des nouvelles tribunes publiques. En 1979, le nouveau raccordement du Tertre-Rouge élargit la courbe à l'entrée des Hunaudières, dont le revêtement est totalement refait.
LES
INDICES
La première coupe biennale (1924-1925) est attribuée en 1925. La deuxième coupe (1925-1926) est aussi appelée indice de performance. En 1931, ces deux classements sont séparés, l'indice de performance permettant de valoriser les petites cylindrées. En 1959, l'ACO introduit un classement à l'indice au rendement énergétique, sur la base du rapport entre la consommation théorique et la consommation réelle.
L'ÉCOLE
DU MANS
Si le grand prix d'endurance des Vingt-Quatre Heures du Mans reprend en partie 1.1 formule du Bol d'or créé en 1922 pour les motos et les petites cylindrées (un véhicule et un pilote sur vingt-quatre heures), il fait école à son tour. Uépreuve sert de modèle aux Vingt-Quatre Heures de Spa-Francorchamps, en Belgique, aux Douze Heures de Sebring et aux Vingt-Quatre Heures de Daytona aux États-Unis. Les Anglais, qui ne peuvent organiser de course de nuit, pour cause de bruit, organisent les Deux Fois Douze Heures de Brooklands. »
Extrait de « L'automobile de A à Z » aux éditions Du May
Jusqu'à présent (en 2000), je ne suis allé que deux fois aux 24 Heures : la première fois, c'était en 1988, l'année où Jaguar a gagné. J'avais 7 ans. Mes parents nous avaient emmenés mon frère et moi pour voir ce que c'était et nous ne sommes pas restés longtemps. Nous étions dans le virage de Mulsanne et nous n'en avons pas gardé un très bon souvenir : nous étions trop jeunes pour nous intéresser à la course et le vrombissement des bolides nous faisait mal aux oreilles .
J'ai seulement vraiment commencé à m'intéresser aux 24 Heures l'an dernier (en 1999) lors de la quatrième victoire de Yannick DALMAS sur la BMW V12 LMR. Et depuis, c'est devenu une vraie passion. Je suis donc allé aux essais préqualificatifs le dimanche 30 avril 2000, pour prendre mes places pour la course mais aussi pour découvrir les autos. Et le 17 juin dernier, mes copains et moi étions au Mans pour passer notre week-end sur le plus beau circuit du monde.
Universellement connue, la course automobile des Vingt-Quatre Heures du Mans porte officiellement le titre de Grand Prix d'endurance, qui résume en trois mots l'objet de cette compétition accomplir une performance à la fois sur le plan de la vitesse et sur celui de la régularité de marche. Ses créateurs, qui furent à l'époque traités purement et simplement de fous, malgré leur compétence et leur renom, eurent pour intention première l'amélioration de la race automobile. Perfectionner le moyen de transport né trente ans plus tôt, rendre l'usage de l'automobile plus facile et plus sûr, éliminer les pannes par le progrès qualitatif des équipements et des accessoires, réduire les consommations d'énergie, telle était la trame des préoccupations de Charles Faroux, Georges Durand et Emile Coquille, réunis, en cette fin de 1922, pour définir un nouveau type de compétition automobile susceptible d'influencer les constructeurs. Lire la suite
A.C.O.
Sigle de l'Automobile-Club de l'Ouest, association qui, depuis la date de sa fondation
(24 janvier 1906), contribue pour une large part au perfectionnement et à
l'expansion de l'automobile, assure la défense des usagers de la route
et participe au développement du tourisme sous toutes ses formes.
Réunissant
d'abord quelques dizaines de membres dans la Sarthe et principalement au Mans,
l'A.C.O. regroupe bientôt de nombreux automobilistes de départements
voisins. Actuellement, cette association compte environ 165 000 sociétaires,
principalement regroupés dans dix-huit départements de l'Ouest.
Dès
1906, l'A.C.O. joue un rôle important dans le domaine de la compétition,
en apportant son aide à l'organisation du premier Grand Prix de l'A.C.F.
Plus tard, en 1911, il ressuscite le Grand Prix de France. Il est ensuite à
l'origine, en 1913, du Grand Prix des Cyclecars et, en 1920, de la coupe internationale
des Voiturettes, qui se déroulent sur un parcours routier devenu, après
plusieurs modifications, l'actuel circuit du Mans.
Enfin en 1922, le secrétaire
général du club, Georges Durand, met au point, avec le journaliste
Charles Faroux et le directeur de la Société française des
roues Rudge-Whitworth, une toute nouvelle forme de compétition, grâce
à laquelle la construction automobile réalisera des progrès
inestimables et dont la renommée va rapidement s'étendre au monde
entier : les Vingt-Quatre Heures du Mans. Dès la première année
(1923), le Grand Prix d'endurance du Mans, considéré par beaucoup
aujourd'hui comme la plus grande course du monde, connaît d'ailleurs un
important succès.
Outre cette prestigieuse épreuve, l'A.C.O.
développe bien d'autres activités ; il organise depuis très
longtemps dans sa zone d'action des rondes, des gymkhanas, des slaloms, des courses
de côte et en circuit. Il s'efforce d'améliorer les équipements
touristiques, de développer le camping, organise des voyages; détermine
des itinéraires routiers.
D'une manière générale,
l'A.C.O. assiste l'automobiliste du point de vue technique (il dispose de nombreux
centres mobiles de sécurité qui assurent le contrôle des véhicules),
juridique (il représente et défend près d'un tribunal l'usager
pris en état d'infraction) et financier (il assiste ses sociétaires
en cas de panne, d'accidents ou de décès par accidents de la route
; il leur offre des barèmes préférentiels pour la location,
le leasing ou le remorquage des voitures).
En matière d'information,
l'A.C.O. dispose d'un important service de consultation chargé d'aider
les conducteurs à résoudre tous les problèmes les concernant
(accidents, assurances, réglementation, achat d'un véhicule, etc.).
En outre, le club assure des cours de code et de conduite pour les enfants, et
il offre, grâce à ses deux écoles de pilotage (l'une de monoplaces,
l'autre de motos), la possibilité aux jeunes espoirs d'accéder à
la compétition, les meilleurs étant aidés matériellement.
Enfin,
il dispose de deux grands musées de l'Automobile, l'un au Mans l'autre
à Châtellerault. Le siège de l'A.C.O. se trouve au Mans (circuit
des Vingt-Quatre Heures, Les Raineries, 72040 Le Mans).
Extrait de "Alpha auto - Grande encyclopédie de l'automobile"
Je suis Sarthois d'origine et, pour moi, cette course a une saveur particulière, elle est nettement plus intéressante que toutes les autres et c'est avec une grande passion que je suis tout ce qui se passe autour de l'épreuve et en dehors. Dans la Sarthe, les 24 Heures du Mans, telles une religion, rassemblent de plus en plus de fidèles chaque année. L'affluence est telle que les principaux axes routiers autour du Mans sont saturés pendant le week-end. C'est pour cette raison que les écoliers sarthois n'ont pas classe le samedi. Le public sarthois est d'autant plus concerné que le département est directement représenté sur la piste par la participation de pilotes et d'écuries locaux :
C'est ainsi que l'écurie de Jean-Paul DRIOT D.A.M.S.,
implantée à Ruaudin (dans la toute proche banlieue du Mans), aligne
régulièrement une ou deux voitures compétitives conduites
par des pilotes expérimentés. Après avoir engagé des
prototypes comme Lola ou encore Panoz, la
structure Sarthoise s'est vue remettre deux
barquettes de la célèbre firme Américaine
Cadillac pour l'édition 2000.
Plus récemment, c'est Henri
Pescarolo, vainqueur en 1972, 1973,
1974 et 1984, qui s'est installé sur le technoparc des 24 Heures, non loin
des locaux de la filière Elf et de Courage-Compétition, pour y préparer
sa Courage-Peugeot qui terminera quatrième de cette dernière édition,
avec dans l'équipage un Sarthois de pure souche, grand espoir du sport
automobile français, Sébastien
Bourdais, digne fils de son papa Patrick qui connaît bien les 24 Heures.
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La plus belle réussite revient au Manceau Jean
Rondeau qui gagna l'édition de 1980 au volant de sa M 379 à
moteur Ford. Il est le premier -- et le dernier -- pilote-constructeur à
s'imposer dans la Sarthe. Il est tragiquement disparu le 27 décembre 1985
dans un accident de la circulation.
Les catégories de voitures admises
Le règlement technique des « 24 HEURES DU MANS » distingue deux grandes familles de voitures, avec les « Prototypes » d'une part, et les « Grand Tourisme » d'autre part. Les Prototypes : 3 catégories rattachées ;
Capacité de réservoir commune aux voitures « Prototypes » : 90 l. Les Grand Tourisme : 2 catégories rattachées ;
Capacité de réservoir commune aux voitures Grand Tourisme : 100 l. |
Depuis sa création en 1923, le circuit des 24 Heures a subi de nombreux changements et la longueur du circuit a souvent été différente. Du à l'apparition des chicanes dans la ligne droite des hunaudières, ou le rabotage de la bosse de Mulsanne ( en 2001 ), la longueur a pris pas moins de 11 valeurs différentes et à priori, la version actuelle serait définitive ... à 10 m près.
Cliquez sur l'image pour voir le circuit au format A4
Et bien non. la version du circuit ne sera pas définitive puisqu'en 2002, et à la demande de la Fédération Internationale de Moto, la descente de la courbe Dunlop et le virage de La Chapelle ont été modifié, portant la nouvelle longueur à 13.804 km.
De 1923 à 1928 : circuit de 17.262 km.
Un
tour de circuit en Cadillac Seville, le pace-car de l'édition 2000 ( 7.04
Mo ; 5 mn 59 s )
Record du tour aux essais : Alliot (Peugeot 905) en 1992, 3'21''209, à la moyenne de 243.329 km/h.
Record du tour en course : Irvine (Toyota) en 1993, 3'27''47, à la moyenne de 235.936 km/h.
Record
de la distance parcourue : Brabham-Bouchut-Hélary (Peugeot 905) en
1993, 5100 km à la moyenne de 213.358 km/h.
Avec
les voitures de la nouvelle génération :
Record du tour aux essais : Brundle (Toyota) en 1999, 3'29''930, à la moyenne de 233.306 km/h.
Record du tour en course : Katayama (Toyota) en 1999, 3'35''032, à la moyenne de 227.771 km/h.
Record
de la distance : Capello-Kristensen-Smith (Bentley) en 2003, 5146.050
km, à la moyenne de 214.330 km/h.
Cliquez sur l'image pour voir les différents drapeaux au format A4